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HISTOIRES DE DISQUES "Chauffe Marcel" Les Charlots à travers ma collection 1er avril 2025 |
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Disques présentés en ordre chronologique. Sauf indications contraires Cotations indiquées |
J’ai déjà évoqué, il y a quatorze ans… l’année 66 et donc l’avènement d’Antoine et des Problèmes, donc un certain nombre de choses sur ces derniers devenus Charlots CLIQUER ICI
Les Problèmes furent formés en 65, issus de groupes incertains nommés « les Rebelles » et « les Tarés » (accompagnateurs de Ronnie Bird) ce qui constitue d’une certaine façon les prémices de ce qui va suivre sur le tard. C’est un groupe de rock de l’époque, engagé par Vogue dans l’espoir « d’être les Rolling stones français »… Il leur est rapidement proposé d’accompagner un jeune chanteur déjanté, Pierre Muraccioli, alias Antoine. Cette nouvelle configuration fut nommée « Antoine et les Problèmes » avec le succès que l’on connaît. C’est Gérard Rinaldi un jour sur scène qui s’amuse à pasticher une chanson d’Antoine avec l’accent dit « du terroir » devant le succès surprenant obtenu, la décision fut prise de créer le groupe donc parodique « Les Charlots »
Principaux membres des Charlots / Gérard Rinaldi (1943 – 2012). En 86 il quitte les Charlots et va finir par retrouver le succès en tant qu’acteur dans la série Télé « Marc et Sophie ». Luis Rego quitte Les Charlots en 1971 pour se consacrer au métier d’acteur avec lui aussi un certains succès, il fut également chroniqueur baroque (Tribunal des flagrants délires). Jean Sarrus (1946 – 2025) accompagne Ronnie Bird et Dick Rivers. Il continue également à faire vivre Les Charlots : gala (« Age tendre et tête de bois » en 2009 avec Gérard Rinaldi). Il organise plusieurs festivals de musique Country. En 2013, on peut l’entendre aux Grosses Têtes de RTL. En 2017, Jean Sarrus s’était lancé dans une nouvelle aventure musicale avec le groupe Les Vieilles Fripouilles. Il est donc décédé en février 2025. Gérard Filippelli (1942 – 2021) se retire après les Charlots. Réapparition tout de même avec le groupe King Biz en hommage aux Rolling Stones. Il ne faut surtout pas oublier le très grands succès de films burlesques durant les seventies des Charlots, devenus une sorte de Marx brothers à la française… Avant « Antoine rencontre les Problèmes » ces derniers avait publié trois super 45 tours de 1965 à 1966. Je n’en possède hélas aucun car vu leur rareté ils constituent de vrais collectors, avec les cotations afférentes…
EP « Antoine et les problèmes », Vogue EPL 8445, 1966, estimation 17 euros*
Antoine, dans le 45 tours qui suit les élucubrations, toujours en 66, eut aussi l’idée de s’auto parodier. Un jour à la télé, j’aperçois Antoine sur un ring de boxe, en compagnie des Problèmes (Rinaldi arborait un catogan, ce qui, à l’époque est quasiment du jamais vu, à part sur les films de cape et d’épée !) Antoine fait face aux Problèmes, gants de boxe en avant et chante, en duo avec les futurs Charlots «Les contre-élucubrations problématiques» [*]... « Si vos mères avaient connu la pilule vous ne seriez pas là à me casser les pieds... Laissez-moi rire hé hé hé !» Surenchère de provocation médiatique. Marketing, avec les «vraies chemises à fleurs d’Antoine, méfiez-vous des contrefaçons» que tout ado branché se devait de porter... Une autre chanson du même EP «Je dis ce que je pense et je vis comme je veux» [*] tente de rééditer le succès des «Elucubrations». Nouvelle provocation, à la fin la dorénavant vedette crie un tonitruant « Eh Merde» !» qui là aussi fait monter la tension encore plus haut. Certaines radios imposèrent la réalisation d’une version spéciale dans la quelle le mot de Cambronne fut supprimé... Charme des années soixante...
LP « Antoine rencontre les Problèmes », Vogue AVLX 82.30, 1966, estimation 70 euros*
Assez satisfait d’avoir pu dénicher également en très bon état ce disque en état exceptionnel sur lequel cohabitent les Problèmes et Antoine il y a deux ans environ. Un vrai témoignage sonore de cet année 66, finalement comme je l’ai écrit loin d’être anodine dans l’histoire de la musique populaire française. Je possède également le premier album d’Antoine mais je préfère largement ce disque. Il évoque de plus les démêlées de Luis Rego avec son Portugal natal qui ont perturbé le fonctionnement du groupe à ses débuts, jusqu’au retour de Luis en son sein, libéré des prisons du dictateur Salazar.
EP « Hey Max », Vogue EPL 8577, 1967, estimation 8 euros*
Ce « Hey Max » fut en fait leur septième disque, il constitue pour moi le premier disque sous le label « Charlots ». Sept vinyles en un an, on voit le succès du groupe assez paradoxal par rapport à leur style original bien plus ambitieux pour qui aime le rock… On peut penser aux Martin Circus et bien d’autres qui abandonnèrent des recherches musicales prometteuses mais moyennement lucratives pour choisir l’audience au prix de concessions que l’on peut nommer majeures… Témoignage « par la bande » de l’arrivée du géant Jimi Hendrix avec son « Hey Joe » qui était bien entendu l’événement musical pop majeur de l’époque… Je possède également le EP « Paulette la reine des paupiettes » qui suivit, énormes succès…
LP « Charlow up », Vogue LCD 719, 1967,
estimation 25 euros*
Ce second album, donc « Follow up » du groupe était vraiment très répandu, était-ce mérité ?.. En tout cas vu qu’il était relativement « trouvable » sur les vide greniers j’ai pu assez facilement me le procurer.
Je vous épargnerai le super 45 tours « Sur la route de Pennzac » que je possède également l’accent paysan de Rinaldi marchait bien. Je me répète mais Ricet Barrier était bien plus « performant » dans ce genre comique, il ne devait pas être assez « in »… Son personnage moins porteur en terme d’identification mais il eut lui aussi sa période de célébrité…
LP « Caf'Conç'Charlots « Vogue CLCVX 266, 1968,
estimation 12 euros*
Là aussi un album assez facile à dénicher. Mais cette fois-ci tout de même une recherche au moins vers certains textes de qualité qui mérite d’être notée.
Je passe encore sur quelques EPs nichés dans mes étagères ici ou là il ne faut pas abuser…Mais je les ai tout de même achetés…
LP « Les charloteries »,
Vogue SLD 809, 1971,
estimation 15 euros*
Sur cet album malgré tout quelques chansons qui méritent d’être notées dont le « merci patron » qui l’air de rien, balance un vrai message sur une grande diffusion… Chanson encore utilisée de nos jours… « Sois érotique », « C’est la fin de l’été », « Je suis trop beau »… finalement en tout cas pour moi pas trop mal, en tenant compte de l’époque, surtout grâce à la voix de Rinaldi. Disque un peu supérieur, voire même « engagé » la « sanction fut immédiate, tirage plus discret, donc moins facile à dénicher. C’est précisément la raison qui me l’a fait acheter, je ne voyais pas souvent…
LP en public « Il était une fois à l'Olympia »
Vogue SLVLX 437, 1969, estimation 20 euros*
D’abord une belle pochette « bande dessinée » ensuite le spectacle… Tentative de parodie des western spaghetti qui triomphaient à l’époque. Comme nombre de shows compilation des succès précédents… Le tout entrecoupé « d’animations » par les Charlots… Je n’en dirai rien de plus, sinon qu’il faut malgré tout se reporter aux critères de l’humour de l’époque. Certes mais il y avait encore des grands genre Bedos, Devos etc. Mais là c’était une troupe et de « djeuns » qui commençait tout de même à avoir un peu de bouteille…
LP « Au pays des pesetas… Bande originale du film
« Les Charlots font l’Espagne », Vogue LDM 30 159, 1972, estimation 10 euros*
Oui j’ai vu ce film, même d’autres comme leur second « Les bidasses en folie » en 71 qui finalement était assez « contestataire », je pense aussi, après « Les fous du stade » (vu aussi) en 72 à leur quatrième film « les Charlot font l’Espagne présenté ici évoquant un vrai fait de société. La proximité de nos voisins ibériques qui faisait que les français, pour profiter des difficultés économiques de cette dictature (…) partaient massivement « vers le soleil »… Ils nous sortirent ensuite « Le grand bazar » en 73… Pour moi ultime film visionné, j’avais trouvé amusant, le sujet encore une fois l’air de rien, illustrait un regard plus que critique sur les nouvelles habitudes de consumérisme importées des USA, remises en question de nos jours. Certains hyper en difficulté, voire ferment ou réduisent leur surface de vente… Suivirent neuf autres films que je n’ai pas visionnés, peut-être avec raison…
LP « Olympia 72 » enregistrement public, Vogue LDM 30 121, 1972, estimation 20 euros*
130-2
Trois ans après le passage précédent à l’Olympia, un nouveau live… Mais cette fois-ci pas de belle pochette, disque assez rare sur les vide-greniers donc acheté, prix très bas sinon… Un mélange de toutes leurs productions…
LP « Nouvelle cuvée », Vogue LDA 20 208, 1976,
estimation 15 euros*
Tentative de presque tous les Charlots (adieu Luis Rego) de relancer le groupe. Titres nouveaux, ça n’a pas accroché, donc disque acheté à bas prix. La fin du groupe, en tout cas au niveau des succès notables… Fin aussi d’une époque dont ils furent, qu’on le veuille on non l’une des composantes culturelles.
LP « Fesse en rut majeur », Barclay 825-962, 1985,
estimation 25 euros*
Je termine avec le "Fesse en rut" des Charlots qui en surprit plus d'un par le changement de style brutal du quatuor, devenu trio à la fin de son existence. Quelques interprétations de Vian les avaient éloignés précédemment temporairement de la chanson humoristique "gentille". Mais là ils envoient du lourd ! On a là un renouveau de la chanson vraiment cochonne (comme on disait) avec des paroles et musiques de Rinaldi, Sarrus, Filipelli... Plus une chanson "le grand vicaire" avec des paroles fournies exceptionnellement par Georges Brassens. Une sorte de clin d'œil bien gaulois de ce groupe avant sa dissolution définitive... A noter la pochette intérieure représentant une petite culotte en carton dans lequel le disque était glissé. Peut-être inspiré par le « School out » d’Alice Cooper. Là il s’agissait d’un vrai sous-vêtement, (neuf tout de même) glissé dans la pochette du premier pressage du disque.
Fin de ce petit tour autour de l’histoire des Charlots, démarche je le répète avant tout nostalgique. « Par le passé » j’avais été contacté par un groupe de fans du groupe qui avaient un site spécifique me semble-t-il. Si l’un deux visite le site cela serait avec plaisir que je reprendrai contact avec eux, pour parler de ces années soixante qui nous rassemblent tous…